Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Les plantes magiques

6 Novembre 2010, 07:18am

| 

Publié par Actu.Saint-Bénigne

Rubrique animée par Jean-Jacques Willig.

Depuis toujours, les plantes ont été utilisées pour symboliser et matérialiser l'espoir des hommes en une immortalité et un renouveau rassurants après une vie si courte et si précaire.

Le buis toujours vert est symbole d'espoir et de résurrection depuis l'Antiquité. Il a été choisi par les chrétiens pour rappeler l'entrée du Christ à Jérusalem. Béni le dimanche des Rameaux, il devient protecteur et fut longtemps chargé de chasser l'orage et les démons...

Le pin, le cyprès, l'if, le cèdre, tous sont là, solides, toujours verts, et immuables, lorsque la nature des alentours semble morte. De là cette croyance en leur rôle médiatique, une sorte d'antenne entre les vivants et les morts et une espérance dans la vie éternelle.

Les conifères ont toujours orné les cimetières et réconforté les vivants, ajoutant à la sévérité de leur feuillage sombre, l'exemple de leur pérennité. Ce symbolisme consolateur et médiateur ne se borne pas aux conifères.

L'aloès était chez les Egyptiens symbole du renouveau de la vie lors de cérémonies funéraires.

Bien d'autres plantes étaient placées sur les tombes pour accompagner le mort dans son passage vers l'au-delà.

   
   
20080418180738-pot-rond-buis copie 
 Le buis.
 
 
376px-Illustration_Vicia_faba1.jpg 
La fève.
 
 
250px-Aloe_helenae.jpg 
L'Aloès.
 

Comme l'iris, voué à Horus, emblème de résurrection.

Le basilic, venu des Indes où on plaçait un brin sur le mort.

L'amarante, elle aussi signe d'immortalité, était sculptée sur les tombes grecques depuis qu'elle avait fleuri le tombeau d'Achille.

Pour les druides, le gui, plante venue du ciel, restant toujours vert sur des arbres dépouillés, comme morts, était un signe d'immortalité.

Le blé était en Egypte voué à Osiris, dieu de la mort et de la résurrection, puis à Déméter-Cérès, déesse de la fécondité, le grain mourant pour renaître.

Pour les fèves, le rôle n'est plus seulement symbolique ou protecteur, il devient médiateur. La forme des fèves semblable à un embryon, était à l'origine de cette croyance en une réincarnation des ancêtres. Cette croyance était si forte en Grèce que les pythagoriciens en interdisaient la consommation.

Cette sorte de connivence entre les plantes et le royaume des morts, subsiste dans les ifs et les cyprès des cimetières, les couronnes qui accompagnent le mort, les fleurs sur les tombes...

Commenter cet article