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Ouverte au public ce dimanche après-midi l’église de Saint-Bénigne a reçu de nombreux visiteurs.
Cet édifice d’architecture typiquement IXème, a été construit en 1870 à la demande de Michel Poisat, richissime bienfaiteur de
la paroisse, qui en a fait son tombeau ainsi que celui de son épouse. Bien qu’élevée sur le territoire de Saint-Bénigne l’église est placée sous le vocable de Saint-Georges. Statues en
bois doré, vitraux, statues de pierre, sont pour plupart porteurs de symboles liés à la famille de Michel Poisat et de son épouse et placés là à dessin par le commanditaire.
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Deux grands tableaux de Nicolas Brenet peintre religieux du XIIIème, représentent un chartreux en prière et
l’Annonciation.
Ils proviendraient de la Chartreuse de Montmerle (Lescheroux). Le tombeau de Michel Poisat, en, marbre noir, est posé
derrière le chœur.
Note : Toujours au 19me siècle, Michel Poisat avait fait élever l’ancien hôpital de Pont-de-Vaux et fait, entre
autres, construire des fontaines dans la ville pour approvisionner la population en eau potable
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LA FAÇADE
De style néo-roman en souvenir de l'église primitive elle resplendit cependant de tout le luxe des monuments du Second Empire
Les arcs en plein les Courtes colonnes jumelées aux chapiteaux surchargés de feuiIIages s'y multiplient à profusion. La majesté de l’ensemble est accentuée par le panai1 qui protège la
porte dentée et par la galerie qui le surmonte. Quatre des niches de cette galerie abritent les statues de saint Jean, saint Georges (patron du père du donateur), saint Georges et saint
Bénigne.
LE NARTHEX
Il rappelle les débuts de l'architecture romane; c’est ici que se tenaient les catéchumènes, car ils ne pouvaient entrer avec
les chrétiens baptisés.
* une plaque évoque l’origine de l’église.
* au dessus de la voûte d’arêtes a été aménagée une tribune éclairée par trois vitaux, qui représentent, la Foi, la Charité et
l’Espérance.
LA NEF
Une arcature sépare le narthex de la nef. Dans les ouvertures latérales, deux statues de pierre, œuvres du sculpteur Barre en
1866, ont été offertes par la famille Rothschild.
* le prophète Isaïe (2). En hommage à Madame Poisat, née Isaïa Ursule Saint-André
* Moïse portant les tables de la loi (3) La nef unique,
voûtée en berceau, est entièrement peinte des mêmes motifs géométriques que le narthex. On peut y remarquer :
* la chaire de marbre clair, * Un vitrail orné d'un Christ
en croix.
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LA CROISEE DU TRANSEPT
Le chœur soutient le clocher, ainsi que le veut la tradition romane.
* sur la voûte d’arêtes sont peints les symboles des évangélistes, dont la représentation est loin d’être conventionnelle, mais l’on peut
reconnaître saint Jean et l’aigle, saint Marc et le lion, saint Mathieu et l’ange, saint Luc et le taureau.
* le maître-autel en marbre, est de style néo-roman.
Deux chapelles avec abside en demi-cercle, forment les bras du transept qui donnent à l’église son plan en croix
latine.
Au nord, la chapelle Saint Georges:
* Sur les vitraux on peut voir les effigies de saint Georges et saint Bénigne de part et
d’autre de saint André Sur celui-ci figurent les armoiries de la famille Point, des attributs de chevalerie, des décorations récentes et la devise SPARSA COEGI, (l'historien
a réuni ce qui était épars).
* Au sommet de la voûte trône un Christ en majesté.
* Les trois statues en bois doré de saint Georges saint Michel, et d’un prédicateur datent du XIXe siècle.
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Un grand tableau du XVIIIe siècle représentant un chartreux en prière, peint par Brenet, provient de la chartreuse de
Montmerle (commune de Lescheroux), qui fut vendue comme bien national sous la Révolution.
Au sud, la chapelle de la Vierge:
* Sur la voûte, une Vierge en majesté.
* Sur les vitraux une Vierge à l’enfant -Erythréa et Sarnia, deux des sibylles qui servi¬rent souvent de thème aux artistes du
Moyen¬Age.
* Un tableau de Brenet, l’Annonciation, de même origine que le précédent..
* Une statue de la Vierge à l’enfant, en bois polychrome, du début du XIXe siècle.
L’ABSIDE
Au sommet de la voûte, un ensemble pictural représente la Trinité.
* les vitraux sont illustrés par sainte Anne, sainte Ursule, le Christ, saint Grégoire et saint Michel.
* de très belles colonnettes, finement sculptées de décors géométriques variés enca¬drent les vitaux.
* le tombeau de Mîchel Poisat, en marbre noir, est placé devant un décor mural polychrome.
Pour plus de détails, consulter :
Pré-inventaire des richesses touristiques et
archéologiques du canton de Pont-de-Vaux (en bibliothèque).
Extraits de "patrimoine des pays de l'Ain" avec le concours de "Terre et Pierres de Haute-Bresse".
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