Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Plantes magiques : Les guérisseuses... par magie

5 Janvier 2011, 08:16am

Publié par Actu.Saint-Bénigne

                                                       Rubrique animée par Jean-Jacques Willig.
Les plantes ont toujours aidé les hommes à guérir. Elles le sont encore pour nous, représentant plus de 70% de nos remèdes, même si elles se cachent dans des pilules, des sirops ou des crèmes...Ici, ce ne sont pas elles qui nous occupent mais celles qui ne demandent pas de posologie particulière, les guérisseuses magiques. Pour les plantes que nous allons voir, on les croyait capables de guérir soit à l'aide de prières magiques, soit par leur seule présence sur une partie du corps ou de son environnement.
Question de magie :

La mandragore vient en tête. Malgré sa mauvaise réputation, elle mettait parfois ses pouvoirs au service du bien.

Pour la guimauve, Pline indique que: sa racine arrachée avant le lever du soleil, avec un outil d'or, sans qu'elle ne retouche terre, guérit des écrouelles...

Le sureau magique depuis l'Antiquité, soignait encore au 19ème siècle, le bétail dans nos campagnes. La tige de sureau luttait aussi énergiquement contre les serpents. A défaut un brin de serpolet porté sur soi doit suffire.

Les menthes soignent de nombreux troubles depuis des siècles.

Mais pour la rate, Pline indique une recette un peu spéciale: la menthe guérit aussi la rate, si on la goûte au jardin, sans l'arracher et si en y mordant on déclare qu'on se guérit la rate et cela pendant neuf jours...

La réputation guérisseuse du gui du chêne, se poursuit bien après les druides. Un recueil du 17ème siècle le prescrit pour guérir de l'épilepsie en indiquant: il est bon que la personne affligée porte un morceau de gui de chêne pendu à son col, mais ce morceau doit être tout frais et sans avoir été mis au feu.

   
   
mandragore.gif
 La mandragore.
 
 
Sans-titre-2-copie.jpg 
La bryone.
 
 
Sans-titre-3-copie.jpg 
Le romarin.
 

Au début du 20ème siècle, en Picardie, des mères pendaient des feuilles de gui de chêne au cou des nourrissons pour les préserver des convulsions...

La racine de bryone (navet du diable), devait à sa ressemblance avec un pied déformé par l'œdème de soigner cette fois la goutte, en la portant simplement autour du cou...

Même les animaux pouvaient être soignés de cette façon. Au début du 20ème siècle, on préserve les vaches de la maladie en leur mettant au cou un collier de branches de chêne (dans les Côtes d’Armor). Dans le Limousin, en leur mettant un collier de pervenches (ce qui simplifiait bien le travail des vétérinaires!).

Les couronnes de fleurs et de plantes ont été longtemps utilisées. Pour se garantir de l'ivresse ou enlever la pesanteur de la tête, dans les banquets romains, des couronnes de roses odorantes étaient préconisées.

Le romarin avaient dans la Grèce antique, la réputation d'améliorer la mémoire et les facultés intellectuelles (le romarin est toujours recommandé contre les maux de tête si l'on a trop travaillé...).

La suite de cet article en février...

Commenter cet article