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Gazon, pelouses, prairies: confort, plaisir, filtre... (suite et fin)

26 Avril 2013, 08:42am

Publié par Actu.Saint-Bénigne

Rubrique rédigée par Jean-Jacques Willig.
Professeur au Lycée Horticole de Tournus.
 

A première vue, sans intérêt particulier, l'herbe de nos pelouses est pourtant la base de nos aménagements paysagers. Le vaste tapis vert reste le lieu privilégié de détente, de jeux, sur lequel on aime marcher ou s'allonger...

 

Un véritable filtre végétal

La surface d'un gazon est irrégulière par rapport à une surface lisse, telle qu'un trottoir ou une route. L'air qui passe juste au-dessus et à travers les feuilles d'un gazon est ralenti par la friction. Le contact entre l'air et une feuille de gazon permet à la particule de rester attachée à la feuille ( ceci est encore plus efficace si la feuille est humide ). le ralentissement de l'air ne lui permet plus de transporter les particules les plus lourdes, et celles-ci tombent entre les brins d'herbe.

Régulateur de température

Le gazon refroidit son environnement par le processus d'évaporation permettant une économie d'électricité en réduisant la climatisation des bâtiments adjacents.

Un mètre carré de gazon, un jour d'été perd grâce à l'évaporation et la transpiration, environ 2,69 litres d'eau. Un mètre carré de pelouse libère 100 litres d'eau par an et l'impact de 100 m2 équivaut à 70 tonnes d'air conditionné.

Favorise la biodiversité, meuble le sol...

Les graminées permettent un développement important de la microfaune du sol. Par exemple, les écosystèmes de prairies peuvent soutenir des populations abondantes de vers de terre, allant de 200 à 300 au mètre carré. L'activité des vers de terre augmente la macroporosité du sol, ce qui a comme conséquence l'accélération de la vitesse de filtration de l'eau dans le sol, et une amélioration du rechargement des nappes phréatiques.

 

Un piège pour le carbone

Les graminées ont un système racinaire fasciculé, fibreux et très développé, dont la masse est de l'ordre de 1,5 kg de matière sèche au m2, ce qui représente 80 % de la masse totale de la plante. Une prairie a le potentiel de séquestrer 1,1 tonnes de CO2/an. Un gazon entretenu peu capturer 10 à 12 tonnes de CO2/an dans ses feuilles et ses racines.

Un bol d'air frais

Une surface de gazon d'un hectare a une production brute d'oxygène équivalent aux besoins de 170 personnes. Autrement formulé, une pelouse de 230 m2 produit l'équivalent des besoins en oxygène d'une famille de 4 personnes.

Pelouse des ébats au chateau de Rambouillet.rambouilletx900.jpg

 

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