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Ecran de fumée sur les détecteurs...

8 Février 2011, 08:15am

Publié par Actu.Saint-Bénigne

Jean-Pierre Mariller était confiant lorsque la jeune commerciale est venue lui présenter le système de détecteur de fumée proposé par une société, basée à St-Germain-du-Bois.

Tout à, Jean-Pierre Mariller, paraissait clair. Le contrat, le registre de la société, le nom de l’agent commercial…

Cela avait commencé par un prospectus dans la boîte à lettres. L’obligation d’un détecteur de fumée ayant été annoncée je me suis dit « pourquoi pas. Je suis locataire et assurer la protection du bien qui ne m’appartient pas me paraissait élémentaire. Mais je n’ai pas réagi ».

Démarchage téléphonique

C’est à la suite d’un appel téléphonique, reçu quelques semaines plus tard par une commerciale de ladite société, que Jean-Pierre Mariller à matérialisé son intention.

L’étude d’implantation accomplie, l’affaire faite avec la commerciale, un employé vint poser trois détecteurs de fumée. St-BenigDetecteur01blo.jpg

L’un dans un salon, le second dans une chambre à coucher, le

 

troisième dans un couloir, à l’étage. Et puis… un extincteur dans la cuisine, au rez-de-chaussée.

Coût total de l’installation : 443,24 euros. Une facture liée à un contrat d’entretien pour 51 euros TTC par an. De quoi donner du sérieux à la transaction.

Sauf que, quelques semaines plus tard, les détecteurs se sont mis en alerte, à 4 heures le matin, sans le moindre relent de fumée.

Des appels sans réponse

Cette fausse alerte nécessitait que M. Mariller réactive le détecteur ayant déclenché la sarabande. Impossible.

Pas d’inquiétude, donc, a pensé le locataire, « j’ai un contrat d’entretien, j’appelle la société ». Dix appels resteront vains. Sentant un mauvais coup, Jean-Pierre Mariller se rend alors à St-Germain-du-Bois, à l’adresse indiquée. Il y trouve bien un local, clos. Au travers d’un volet à demi fermé il entr’aperçoit un bureau, vierge de tout dossier, un ordinateur placé dans un coin et aucune trace d’une activité commerciale quelconque. Se rendant à la gendarmerie il apprend que la société « serait probablement en faillite ».

On lui conseille d’adresser un courrier avec accusé de réception. Ce qu’il fit. Celui-ci

 

fut retourné près d’un mois plus tard sans avoir été distribué.

« Si mon détecteur ne s’était pas mis en alerte, je n’aurais rien découvert du pot au roses » affirme aujourd’hui M. Mariller. « Je ne suis certainement pas le seul car ils ont visité tout le coin. D’autres St-BénigDétecteur2blopersonnes ont sûrement le même matériel et ne savent même pas si ça marche. C’est dangereux. Il n’y a personne pour contrôler sauf à faire appel à une autre société et à payer à nouveau pour l’entretien et probablement pour une réinstallation ».

C’est d’ailleurs ce que lui a conseillé le médiateur qu’il a consulté à Pont-de-Vaux. Jean-Pierre Mariller a porté plainte.

Probablement d'autres victimes

 On lui a suggéré de faire des constats d’huissier. « Toutes ces procédures vont engendrer des frais infinis, probablement en pure perte ». S’insurge la victime qui espère que d’autres victimes se manifesteront afin d’engager une action collective en réparation du dommage subi. En attendant son système de protection est hors d’usage.

L'enquête :        

Une enquête conduite auprès de la CCI de Saône-et-Loire puis du tribunal de commerce a permis d’obtenir les information suivante :

Créée et inscrite auprès de la CCI de Saône-et-Loire, le 1er

  mars 2009, la société concernée a été mise en liquidation en octobre 2010. On peut penser qu’au moment où elle fit campagne sur le secteur de Saint-Bénigne-Arbigny, et où elle installa le détecteur de fumée chez M. Mariller, c'est-à-   dire le 2 juillet 2010, avec un contrat de maintenance à la clé, sa fermeture était probablement déjà programmée. Le tribunal du commerce de Chalon a statué et un cabinet basé en Saône-et-Loire est chargé de liquidation du dossier.

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