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Sécheresse, Gilles Guichard : tenir en attendant un meilleur temps

3 Août 2015, 06:01am

Publié par Actu.Saint-Bénigne

La récolte de blé fut correcte mais l’herbe a séché dans les prairies du val de Saône, les maïs sont décimés, les troupeaux souffrent de la chaleur, la ronde des citernes vers les prés où des abreuvoirs ont été posés n’en finit pas de sillonner les chemins... Comment s’organisent les agriculteurs locaux ?

Gilles Guichard, à l’écart du gigantisme et de la surexploitation, pratique une agriculture raisonnée et travaille sur une surface d’une centaine d’hectares sur laquelle il entretient un troupeau de 100 à 110 bêtes.

Comme ses collègues agriculteurs en cette période de sécheresse extrême, il tente de préserver l’essentiel en attendant des jours meilleurs.

« J’ai une quarantaine de laitières, des montbéliardes qui produisent peut-être moins de lait, mais font une bonne viande. J’ai bien entendu des génisses de remplacement qui succéderont aux laitières actuelles et je fais du veau de boucherie, des taurillons, de race montbéliarde et quelques « jaunes » issus du croisement entre les races montbéliarde et charollais ».

Comment résister à la sécheresse :

« Je transporte beaucoup d’eau. J’ai la chance d’avoir, dans un pré, une marre alimentée par une des dernières grosses sources qui n’ont pas été taries.
 

En temps normal, tout ce bétail pâture dans les champs et on économise le fourrage. Mais aujourd’hui l’herbe a peine à pousser aussi je garde taurillons dans l’écurie pour les nourrir, ainsi que les laitières, après la traite. Les génisses restent au pré, je leur porte de l’eau et des balles de fourrage. Et puis, dans la matinée, je renvoie les laitières dans leur champ. Mais tout le fourrage servi actuellement est pris sur la réserve de l’hiver prochain ».

Comment ferez-vous alors ?

« Je vais avoir du maïs à ensiler, avant qu’il sèche complètement. Il n’y a pas de panouille cette année ce n’est pas la peine d’attendre. Et j’espère bien que la pluie va revenir et que l’on aura un peu d’herbe avant l’automne. Chaque année, avec le maïs, je fais quelques hectares d’orge et de blé, ça va rentrer dans l’alimentation des animaux. Pour l’hiver et les premiers jours du printemps je serai  obligé d’acheter du fourrage pour compléter. Comme mes collègues je commence à y penser. Les charges en seront d’autant plus lourdes car on n’a peu de chances de pouvoir les répercuter sur la vente ».

Il reste que Gilles qui aime son métier et se dit heureux de l’exercer, s'efforce malgré tout à l'optimiste.

 

Légendes : Du foin dans les mangeoires en attendant de retourner au pré. Le silos sont vides. Dans le pré au fond tout est sec.
Légendes : Du foin dans les mangeoires en attendant de retourner au pré. Le silos sont vides. Dans le pré au fond tout est sec.
Légendes : Du foin dans les mangeoires en attendant de retourner au pré. Le silos sont vides. Dans le pré au fond tout est sec.
Légendes : Du foin dans les mangeoires en attendant de retourner au pré. Le silos sont vides. Dans le pré au fond tout est sec.

Légendes : Du foin dans les mangeoires en attendant de retourner au pré. Le silos sont vides. Dans le pré au fond tout est sec.

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